Mots-clefs

, ,

Assez tôt après l’accident, il est apparu dans le discours de Guillaume PEPY que l’accident d’Eckwersheim était un accident du travail. C’est bien sûr vrai pour les quelques personnes qui travaillaient ce jour-là.

accident-tgv-RTL-PEPY-invitations-essai

Vidéo Grand Jury RTL – 20 décembre 2015

Mais deux personnes sont mortes qui n’avaient aucun lien avec la SNCF, de nombreux blessés ne travaillaient pas non plus ce jour-là (ou bien parce qu’ils ne sont pas des employés de la SNCF ou de Systra, ou bien parce qu’il s’agissait d’employés ne travaillant pas ce jour-là, ou bien parce que ce sont des enfants). Peut-on parler d’accident du travail pour ces deux morts, pour ces nombreux blessés, pour des enfants ?


Se formait-on à bord de la rame 744 ?

On voit les responsables de la SNCF cultiver une certaine ambigüité sur le statut des différentes personnes à bord. La nouvelle catégorie d’ « accompagnants » est apparue à côté de celle d’ « invités ». Plus étonnant, des employés invités se transforment en personnel « en formation », alors même que leur journée du 14 novembre fut en tout point comparable à la journée des morts et blessés non-employés par la SNCF. Ces morts et ces blessés étaient-ils aussi en formation puisqu’ils ont fait la même chose que ces employés en repos désormais qualifiés comme employés en formation ?

accident-TGV-invites-accompagnants-accident-travailSi formation il y avait, le programme de cette formation était-il défini avant de monter dans le train ? Existait-il des tuteurs, des formateurs ? Les apprentissages devaient-ils faire l’objet d’une vérification ? Etait-il bien sérieux d’organiser une journée de formation tout en suggérant au personnel formé de venir accompagné de proches ? La formation était-elle ouverte aux familles et amis des personnes formées ?

pepy-accident

20 décembre 2015, BFMTV Bourdin

On peut penser que la SNCF et SYSTRA, bien embarrassés par ce statut d’invités (et la pratique qu’elle atteste), souhaiteraient lui donner un semblant de sérieux chaque fois que c’est possible.

Publicités